11/05/2015

En "Manoeuvre" à Elsenborn

Aujourd’hui, samedi 9 mai, je démarre à 10:00.
Oui, je sais, c’est un peu tard, mais vous allez comprendre.
Je me rends à Elsenborn, à l’invitation des marcheurs du camp militaire, pour leur 15ème Marche internationale qui a lieu le lendemain ! Pour moi, c'est une première 
Vu la distance, la Fagne n’est pas une région où je me rends souvent. J’ai donc prévu de passer l’après-midi en visites de la région.
Et en particulier le château de Rheinhardstein. Après quelques bouchons dus aux travaux autoroutiers qui jalonnent ma route, j’y arrive vers 12:45.
La dernière visite de la journée ayant lieu à 14:30, j’en profite pour aller jusqu’au barrage de Robertville où je trouve une petite auberge ouverte. Cela tombe bien ! J’y déguste une excellente « Super des Fagnes » de circonstance ! Enfin, quand j’écris une, c’est plutôt une de chaque : une blonde et une brune !

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Après avoir repris quelques forces, j’entame la promenade qui fait le tour du lac tout en surveillant ma montre afin d’avoir assez de temps pour revenir sur mes pas et arriver à l’heure pour l’ouverture de la caisse au château ! C'est ce qui arrive ! Je fais demi-tour, je dépasse en courant quelques touristes et je suis heureux que le mobilvouac démarre au quart de tour. Ce qui, il fait bien l'avouer, n'a pas vraiment été dans ses habitudes ces derniers temps !
Rien de bien compliqué pour arriver à destination. Le fléchage est parfait !
Après un petit pas de course depuis les parkings situés à plus de 500 mètres du site, j’arrive pile poil 5 minutes avant le début de la visite.
Le château tombant en ruines (il a longtemps servi de carrière à l'entrepreneur qui l'avait racheté) il fut donc presque complètement reconstruit par les deux derniers conservateurs. Le premier y est exceptionnellement inhumé dans la crypte, le second attend son heure pour l'y rejoindre ! Mais bon, il vit encore aujourd'hui dans la maison du Bailly jouxtant le château et n'est probablement pas pressé de rejoindre la dernière demeure pour laquelle il s'est dévoué ! C'est grâce à des gens comme eux que notre Histoire à été conservée !

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Visite guidée de la salle des gardes, de la salle des chevaliers, de la belle petite chapelle qui sert encore deux fois par mois de lieu de culte avec messes en latin pour quelques paroissiens et touristes du coin qui en font la demande. Beaucoup de choses intéressantes, dont une très belle statue de ce qui ressemble à St Michel, mais sans ailes.  Faudra que je me renseigne s’il s’agit bien du saint patron préféré des Para-Commandos ou d’un autre. Les photos de l’intérieur y sont malheureusement interdites. Et comme je suis respectueux de ces gens qui se dévouent pour leur patrimoine, vous n’en verrez donc que des cartes postales.

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Fin de la visite par un petit passage à la boutique (pour les cartes postales… et une bière de circonstance).

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Il est ensuite temps de rejoindre Elsenborn.
Après un repérage de la caserne et d’un endroit où passer la nuit, visite des environs.
Arrêt dans un premier café restaurant du côté de Butgenbach. Quelques habitués au comptoir...
Moi : - Bonjour.
Eux :  - …..
Moi : -  Guten Tag…
Eux (du moins un ou deux ) : - Ja, guten Tag !
Cela donne directement une idée de la suite !
Je demande au patron une spécialité de la région. Il n’y en a pas mais me propose une… Bavik !
Doit me prendre pour un touriste français celui-là ! Je bois une bonne Jupiler avant de quitter l’endroit.
Pas de sourire, pas de pub.
Nouvelle tentative dans un autre estaminet du coin : The Pub. Cela tombe bien, celui-là la mérite !
Quelle différence. Le café est rempli de monde, le patron ne fait pas la gueule et me répond en français, la petite serveuse est bien aimable et souriante et comble de la chance, un client assis à mes côtés entame la conversation pour s'intéresser à mon passage dans le coin ! Il ne m’en fallait pas plus pour me faire passer une bonne fin de journée!
Après un petit repas dans une friterie de la région, retour au camp pour un repos bien mérité.

Dimanche. 
Ce sont les voitures de militaires prenant leur service (la plupart pour la marche du jour je suppose) qui me réveillent… vers 5 heures du matin ! Je n’aurai pas de mal à être à l’heure pour le départ de la marche !
En entrant dans la caserne, je repère le Musée. Ce sera pour plus tard.

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Après l’habituel kaoua matinal,  je me mets en route. Il est 07:30.
La marche se déroule exclusivement sur le champ de tir que de nombreux soldats du temps du service militaire ont connu !
Que de souvenirs sur ce terrain d’exercice, de bivouacs et de manœuvres ! Je fais un bond en arrière de près de 35 ans !

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Difficile d’expliquer le parcours suivi, mais celui des 20 km se compose d’un grand tour de 12 km plus une boucle de de 7 km à l’intérieur de celle-ci et à partir du point de contrôle.

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Vers 9:45 j’arrive en vue… de la caserne ! Bon sang, j’ai dû rater un épisode ! Je fais donc demi-tour en suivant le fléchage à l’envers et en croisant les marcheurs qui terminent leur parcours. J’arrive ainsi de nouveau au point de contrôle. Là, en consultant les cartes affichées (mais que je n'avais pas pris la peine de consulter!) je comprends que j’ai zappé la boucle qui partait dans le sens opposé à celui que j’ai pris en suivant un autre marcheur des 20 km. J’ai donc suivi le parcours des 12 km. Tant pis, je repars donc pour la seconde partie de l’itinéraire de retour.

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Comme d'habitude, j'ai ma carte IGN du coin pour me repérer. Je prends donc le risque de quitter le parcours balisé pour faire un peu de hors-piste à l’azimut afin ne pas repasser par les mêmes chemins ! Je sais, c’est pas bien, j’aurais pas dû prendre ce risque, mais je vous promets que j’ai fait très attention aux endroits où je posais les pieds ! On ne sait jamais si des munitions non explosées étaient en attente d’un inconscient de passage !

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12 + 7 + 6… 25 kilomètres, le compte y est.
La météo de la veille avait annoncé un temps couvert. Il fait un soleil de plomb et j’ai l’air malin avec mon polaire camouflé prévu pour cette journée soi-disant pas très chaude. Les yeux et les sourires des militaires s’occupant du ravitaillement et de l’accueil dans la salle me font clairement comprendre que la tenue camo leur est réservée (ce dont je me fiche éperdument)  et que la veste en polaire n’est pas vraiment de saison (et là, ils ont tout à fait raison. Mais bon, on ne fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie ! ;-) )
Tant pis, je n’ai pas l’intention de mettre d’autres vêtements pour être politiquement ou corporativement correct ! Peut-être que si j’avais pris mon sac à dos, qu'eux mêmes ne portent plus beaucoup, les jeunes Rambos de service se seraient un peu moins foutus de moi ! Mais bon, je n’ai rien à prouver ! Je n'ai donc aucune raison non plus de râler et d'entamer les hostilités ! 
Ceci dit, je suis quand même content d’être arrivé à la salle pour y déguster deux bonnes chopes.
Hélas, le musée, habituellement fermé le week-end, ne profite pas de l’occasion pour faire le plein de visiteurs en ce jour "d'ouverture à la Nation". C'est dommage !

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Songeant à la longue route du retour, je ne m’attarde pas et reprends la route en direction du Signal de Botrange et la boutique du Centre Nature où, en ce dimanche après-midi, je peux encore m’approvisionner en produits du terroir : une excellente eau-de-vie, la "Fine Fleur de Franchimont", et un non moins bon sirop de fleur de sureau de Malmedy !
Contrairement à ce que je craignais, la route du retour s’effectuera sans problème et sans bouchons. Résultat, je suis à la maison vers 15:30 après un bon week-end comme je les aime : sportif et instructif ! 

15:23 Écrit par Codorando dans Marches 2015 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp elsenborn, butgenbach, robertville |  Facebook |

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