01/10/2012

Wibrin et Baraque de Fraiture

Samedi 29 septembre, fête de Saint Michel, patron des Parachutistes.

A l’invitation de copains Para-Commandos de la région d’Houffalize et de leurs amis reconstituteurs de véhicules de la 101e Airborne, je prends la direction de Wibrin.  Cela tombe bien, le lendemain j’ai une petite marche Adeps à la Baraque de Fraiture.  Je fais d’une pierre deux coups.

Après un (pénible) parcours sur des autoroutes parfois à 50 km/h sur des dizaines de kilomètres, pour cause de travaux qui dureront une éternité, j’arrive enfin sur place près du terrain de football de la commune où le camp de base est installé. 

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L’accueil par René, le responsable de l’opération, est impeccable ! Et pas seulement à cause de la petite goutte de bienvenue !

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Peu à peu, les participants arrivent et en attendant, je me rends à la buvette du terrain de foot . Et là, surprise : je tombe presque nez à nez avec Pierre, un copain avec qui je travaillais à Forest et que je n’avais pas revu depuis une douzaine d’années ! Il est venu voir son fils jouer et moi, je suis venu par hasard ! Incroyable !  Si je n’avais pas eu soif… !!!! 

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Quelques chopes plus tard, je retourne au camp. Pour la formation du convoi qui nous emmène, les uns pour le parcours guidé d’un habitat de castors, les autres, pour la visite d’une pisciculture ! 

Les castors, je connais déjà pour être passé par là lors de la dernière Marche du Souvenir. J’opte donc pour les poissons ! Cela tombe bien, nous sommes 4 … avec le chauffeur et c’est donc avec son véhicule que nous nous rendons sur place à Achouffe !

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Cette pisciculture, gérée en collaboration avec l’administration forestière, tient plus de la station de recherche que de l’affaire commerciale, le but premier visant le repeuplement en petites truites des cours d’eau de la région, la dégradation des milieux naturels ayant malheureusement contribué pour beaucoup à la raréfaction des frayères naturelles. Des études y sont également faites sur d’autres espèces: ombre, écrevisse, saumon atlantique et plus récemment, moule d’eau douce. 

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Intéressant ! D’autant plus que le petit nombre de participants permet des explications plus détaillées par le propriétaire et de notre part une attention plus particulière.

Fin de la visite et retour au camp où une bonne Chouffe nous attend !

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Quelques bonnes Chouffes plus tard, une excellente « grosse soupe de chasse » et un non moins excellent pain saucisse cuit au BBQ nous remet en forme pour la seconde activité de la journée à laquelle tout le monde participe: le brame du cerf dans la forets Saint Jean, à quelques kilomètres de notre bivouac.

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C’est donc en convoi de GMC que nous nous y rendons! Aaaah ! que de souvenirs cela me rappelle… ! Les chauffeurs connaissent la région et sont attentifs. Heureusement pour un magnifique sanglier qui traverse la route quelques mètres devant le camion qui nous suit ! Là, il a eu la chance de sa vie !

Sur place, nous nous frayons un chemin entre de longues files de voiture et nous débarquons à une centaine de mètres du point stratégique d’écoute !!! Moi qui pensait qu’il s’agissait d’une activité confidentielle, je m’aperçois, à la vue des centaines de personnes présentes, qu’il n’en est rien ! Apparemment, le brame du cerf a ses inconditionnels ! Heureusement, des gardes forestiers limitent les débordements.

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Je n’ai donc personnellement rien vu ni rien entendu ! D’autant plus que je n’avais pas ma petite lunette d’approche. Tant pis, ce sera pour une autre fois lorsque je serais de nouveau dans la région ! Mais il faudra que je pense à faire une peinture camouflée sur le mobilvouac pour me fondre dans l‘environnement et ne pas gêner ces braves cerfs dans leurs ébats !

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Retour au camp pour la dernière partie de la journée : la beuv… euh… la fête !

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C’est au son de l‘accordéon et parfois accompagné par un fan de Bourvil qui nous fait le plaisir d’un petit récital de ses chansons que se déroule la soirée ! Les bières s’enchainent aux pintes et les pintes suivent les chopes !

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Mais il n’est de bonne assemblée qui ne se quitte et René, notre hôte du jour nous offre une dernière goutte de quetsche pour marquer le début de la fin de la réunion. En bon mouscronnois, je traine encore un peu avec les copains reconstituteurs qui dorment eux aussi sur place dans leurs véhicules d’époque avant de rejoindre le mobilvouac pour une courte (très courte) matinée de sommeil ! 

 

Dimanche 30 septembre, lendemain de la fête de Saint Michel !

Il est 07:30 lorsque je fais surface ! 

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Le temps de boire un bon petit kaoua revigorant, de dégivrer le pare-brise et me voilà en route pour le chalet  Adeps de la station de ski de la Baraque de Fraiture.

Un second café plus tard, ce qui ne sera pas du luxe dans l’état de non-réveil où je me trouve encore, et me voilà en route pour 20 kilomètres dans cette magnifique région du Val de Salm.

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Une boucle contraire au sens des aiguilles d’une montre nous fait découvrir de très beaux paysages du côté des villages de Fraiture, de Regné et Hébronval, avant de remonter par une ancienne voie de tram vers le sud de Lierneux. Le reste du parcours s’effectue ensuite principalement dans le bois de Groûmont. Le Fond de Coyé se trouve comme son nom l’indique… dans le fond ! Il faut donc tout remonter ensuite ! Dur, dur ! Le soleil ayant été de la partie, je n’ai plus rien à boire ! Et il fait soif ! Les derniers kilomètres seront donc effectués « à s’n’aise » et l’arrivée, surtout au bout de l’interminable côte de la piste de ski, sera la bienvenue. 

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Ce qui sera également bienvenu, c’est l’excellente Orval que je déguste parmi une assemblée quelque peu clairsemée d’amateurs de promenades pédestres. Dommage ! La région en vaut pourtant la peine. 

14:00, il est temps de reprendre la route. Pas envie de me retrouver dans les bouchons, même si la plupart des travaux autoroutiers s’effectuent dans l’autre sens de circulation. Après un petit arrêt à La Roche, bourrée de monde en cette magnifique après-midi automnale,  pour un petit ravitaillement en salaisons chez mon fournisseur attitré, la route du retour ne sera qu’une petite formalité par rapport au chemin de la veille ! Hélas, certains représentants de la faune locale n’auront pas eu la chance de notre sanglier de la veille ! Un magnifique renard, un sanglier énorme et quelques autres espèces non reconnaissables jonchent le chemin de retour ! Dommage ! Mais je me console un peu en pensant aux dégâts que ces rencontres fortuites ont pu faire sur les véhicules des chauffards qui se croient souvent sur des circuits de vitesse pure !

Ceci dit, je me demande quand même si ces prochains mois je ne ferai pas mieux d’aller marcher un peu dans la partie nord du pays… où les routes ne nécessitent apparemment pas autant de travaux aussi longs !!!  

A moins d’aller marcher du côté de Liège en faisant le détour par le nord de Bruxelles et l’A3 ? 

Mais bon, ça, c’est une autre histoire !

 

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