01/10/2017

Ma Saint Michel 2017

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Jour 1
 
Ça y est ! C'est parti pour mon pèlerinage « Saint Michel 2017 ».
Dans le meilleur des cas, pour +/- 130 km, dans le pire, pour cette étape de 20 km qui me mènera au moins de Hotton à Jemelle.

Petite explication sur la façon dont se déroulera le trajet en prenant l'exemple d'aujourd'hui...
Je vais en mobilvouac jusqu'au départ de l'étape du jour, je me lance sur l'étape avec le matos, j'arrive à la fin de l'étape et je retourne chercher le véhicule en prenant le train, le bus, le ferry ou l'avion ! Je rejoins le point d'arrivée de l'étape pour visiter ce qu'il y a à visiter, je dors dans le mobilvouac s'il n'y a rien d'autre dans le coin, et le lendemain on recommence ! Du moins en théorie !
Parce que lors de la préparation du voyage, j'ai eu plus de difficultés à trouver des étapes d'arrivée où on pouvait trouver des arrêts de transports en commun me ramenant à mon point de départ, que de calculer des étapes équivalentes en longueur et en difficulté !!!
Ceci dit, vu ce que sont la « mobilité » (?) et l'état des transports en commun chez nous, suis même pas encore certain que tout se déroulera comme (plus ou moins) prévu !!!
En ce qui concerne plus précisément l'étape du jour, c'est simple : de Hotton, je tire sur la carte une ligne vers Jemelle et j'essaie de suivre les chemins les plus proches du tracé !
Ce sera pareil pour les autres étapes !
Aujourd'hui, pas de pot, la ligne droite suit pas mal de grands-routes ! Hotton, Marennes, Verdenne, je connais déjà pas mal de chemins pour les parcourir tout au long de l'année. Pas besoin de sortir la carte ou la boussole !
A Waha, je me permets un petit hors-piste pour passer par un petit bois dont j'ai emprunté les chemins lors d'une marche dans les environs ! J'ai seulement oublié que les autorisations de passage en terrain privé lors de marches officielles ne valent pas vraiment pour le reste de l'année ! J'en suis quitte pour quelques centaines de mètres de détour pour cause de grilles fermées et de clôtures infranchissables ! Entre nous, j'aurais pu, mais j'ai pas vraiment voulu ! Autant ne pas s'attirer d'ennuis dès le début !

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Ce petit détour était surtout motivé par un passage par la belle petite église St Etienne. Elle date de 1050 et les nouveaux vitraux ont été réalisés par Folon, ce qui en fait à double titre un endroit à ne pas louper !

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Comme je l'expliquais un peu plus haut, de Marloie à Jemelle, c'est de la route. Pas vraiment ce qui m'attire le plus ! Heureusement, à Jemelle, je visite le « Centre du Rail et de la Pierre », un beau petit musée privé créé par un passionné, Mr Gillard, avec qui j'aurai l'occasion de discuter pendant un bon moment ! J'adore ce genre d'endroits qui nous rappellent à nous, les « vieux », l'histoire de nos parents, grands-parents et souvent aussi la nôtre.

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Souvent, de simples objets remémorent en nous des tas de souvenirs qu'on croyait oubliés ! C'est pour cela que j'adore visiter des musées. Pas pour les « trésors » qu'on y trouve, mais pour les souvenirs que ces collectionneurs bénévoles essaient de transmettre ! Hélas, ces petits lieux de mémoire n'ont même pas la chance de pouvoir compter sur les instituteurs, enseignants, et autres responsables d'écoles des environs pour perpétuer ce souvenir. Eux-mêmes n'en ont rien à cirer !
Ceci dit, un train et un bus plus tard, je suis de retour à Hotton. Du coup, pas la peine de rejoindre le départ de l'étape suivante pour y dormir ! Autant aller dormir chez moi !

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Jour 2 

Ce matin, je n’avais pas trop envie de me lever ! Il y a des jours comme cela où on pressent que la journée ne sera pas celle que l'on avait prévue ou souhaitée.
Je traîne un peu au pieu en écoutant la radio.... et voilà qu'on nous annonce une rumeur de grève des TEC pour que ces privilégiés puissent eux aussi aller manifester inutilement !
La journée démarre bien ! J'arrive à me motiver un peu et je me lève enfin. Une heure plus tard, je me rends au point de départ de mon étape du jour : Jemelle - Wellin.
Vu les circonstances, j'opte pour le sac à dos « Special Tourist » et laisse le « Special Commando » dans le mobilvouac. Je n'ai pas vraiment envie de me le coltiner au retour, après l'avoir subi à l'aller. Suis pas vraiment masochiste !
Deuxième mauvaise nouvelle de la matinée : j'ai oublié ma boussole ! Du coup, à Jemelle, je tourne en rond pendant un moment avant de trouver la bonne direction ! Mais une fois hors de la ville, c'est du plaisir ! Le soleil est au rendez-vous, les chemins sont plaisants et les paysages sont aussi à mon goût !

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Petite inquiétude toutefois lorsque mon chemin finit dans une pâture ! Il me semble qu'un tracteur est passé par là. Je suis les traces. Hughes sait lire les traces ! Si un tracteur est passé, Hughes passera aussi.

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Même sans boussole, je sais que je dois aller en direction du bois et que je dois le traverser. Deuxième trace : un sanglier s'en est donné à cœur joie dans la pâture. Si un sanglier est passé au travers d'une clôture, Hughes passera bien aussi !

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Entre temps, autre mauvaise nouvelle : il fut un temps, il y avait probablement un chemin ! Hélas, il est devenu impraticable. Et pire encore, les mûriers qui y poussent n'ont déjà plus de fruits ! Tant pis ! Je continue.
A l'orée du bois, après avoir effectué un rolling de côté sous les barbelés, je me retrouve dans un bois sans chemin. Au moment où je me dis qu'il faudra bien me résoudre à progresser comme dans la brousse, je tombe sur un sentier plus ou moins praticable qui me mène vers un chemin de randonnée balisé ! Je suis sauvé !

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A Han-sur-Lesse j'avais bien prévu quelques visites, mais ne sachant pas ce que me réserve la journée, je m'abstiens. Il sera toujours temps plus tard de compléter le parcours avec une visite un peu plus culturelle. J'avais prévu le parcours pour passer par Ave-et-Auffe. Je savais qu'il existait une église St Michel à Auffe, j'apprends en cours de route qu'il y a aussi une chapelle de mon saint préféré à Ave.

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Fermées toutes les deux, mais j'y retournerai certainement à un moment plus favorable. Le reste du trajet se déroule hélas sur des grands-routes sans accotements, ce qui m'oblige à m'arrêter sur le bas-côté chaque fois qu'un véhicule arrive en face de moi. Surtout lorsqu'il s'agit des nombreux camions provenant d'une carrière toute proche. L'arrivée à Wellin est la bienvenue !

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Hélas, Wellin, vit probablement plus de ses carrières que du tourisme. Faute de mieux, je me contente d'un coca acheté à la boulangerie du coin. Je me renseigne ensuite au sujet de la grève auprès d'un postier : il paraît que la grève n'a lieu que du côté du Tournaisis et qu'elle n'atteint pas ce coin de la Famenne ! Je m'en vais donc siroter mon coca au pied d'un poteau d'arrêt de bus. Il passe dans 1/4 d'heure !
Une demi-heure plus tard, je suis toujours là. Le chauffeur d'un bus vide « Pas en service » allant dans l'autre sens n'a pas jugé utile de m'avertir, ne fusse que par un petit signe, qu'il n'y aurait pas de bus de la journée. Vivement qu'on me demande mon avis au sujet du service minimum dans les transports en commun. Heureusement, une brave dame habitant une maison en face de l'arrêt vient me confirmer ce que je venais de comprendre : pas de bus aujourd'hui ! Je me résous donc à rebrousser chemin tout en faisant de l'auto-stop. Heureusement, cela ne dure pas trop longtemps. Un brave homme me dépose à Ave, juste en face de l'église et du monument aux morts sur lequel une magnifique sculpture attire mon attention. Il s'agit d'une représentation de saint Michel que je n'avais pas aperçue lors de mon premier passage !

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Un peu plus loin, un second conducteur s'arrête pour me prendre à son bord. Il me dépose à l'entrée de Rochefort, à quelques kilomètres de Jemelle ! Plutôt que de suivre la grand-route, je termine donc le parcours en empruntant le Ravel, certes un peu plus long, mais nettement plus calme, qui me mène directement au parking de la gare où m'attend le mobilvouac ! Bilan de la journée : l'un dans l'autre, je m'en tire à bon compte. Je n'imagine même pas ce qui serait arrivé si je m'étais baladé avec mes 18 kg de bagage, dans le bois sans sentier ou sur les routes sans bus !  Je crois que je serais encore toujours sur la route avec le pouce en l'air ! A mon avis, doit y avoir un saint qui m'a à la bonne !

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Jour 3 

Comme le dit un vieux proverbe : « Chat échaudé craint l'eau froide. »
Pour cette troisième étape, j'ai donc changé de stratégie. J'ai décidé d'aller en mobilvouac sur mon point d'arrivée, d'attendre un bus qui me ramène en arrière jusqu'à ma destination de la veille et de commencer mon étape sans me soucier du problème du retour !!! Comme il y a plus de bus le matin que le reste de la journée, cela m'arrange et je décide de l'heure du départ ! :-)
En clair, je prends donc le bus à Beauraing, je repars en arrière vers ma destination de la veille, Wellin, et de là, j'entame mon étape !
L'avantage, c'est que je peux me permettre beaucoup de choses sur le trajet puisque je ne suis pas tributaire d'un horaire de bus en fin d'étape ! Vu les maigres possibilités de retour avec les bus, je savais que cela serait une petite étape. 14 kilomètres que j'ai largement agrémentés en cours de journée de détours pour visiter quelques villages qu'en principe mon chemin ne faisait qu'effleurer ! Ce n'est pas un souci ! Certains villages valent vraiment le détour. Lomprez... Sohier...

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Honnay... Vraiment de beaux petits villages qui valent un détour. Pas de bobos aux pieds, ils sont habitués ! Les épaules sont un peu douloureuses ! Le poids des ans sans doute ! ;-) Heureusement, les beaux paysages qui m'entourent me font rapidement oublier ces petits inconvénients.

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Sincèrement, c'est une belle petite étape où je peux prendre mon temps en sortant parfois de l'itinéraire prévu et en profitant du terrain vallonné qui me permet d'apprécier de nombreux points de vue différents ! Bon, comme les jours précédents, il y a quelques grands-routes sans accotements où il faut redoubler de vigilance, mais je dois bien avouer que ce n'est pas un souci ! N'étant pas pressé, je fais un pas de côté sur la gauche (bin oui, c'est le code de la route qui veut ça!) pour continuer quelques mètres dans les matitis chaque fois qu'un véhicule arrive dans ma direction ! Eux, la plupart du temps, se déportent un peu vers le milieu de la route ! Tout le monde est content ! Je les remercie d'un petit signe. Suis tout content lorsqu'ils me répondent ! ;-) Arrivée à Beauraing sans surprise et sans problèmes ! Après les deux chopes avalées tranquillement dans un petit café sympa en face du sanctuaire marial, j'estime que mon contrat du jour est entériné. Il ne me reste plus qu'à reprendre le chemin du retour ... Avant de revenir demain pour l'étape suivante qui me fera traverser deux fois la frontière ! A demain.

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Jour 4 

Ce matin, je suis à Doische, fin de l'étape du jour! Comme ma stratégie de marche ne fonctionne pas trop mal puisqu'elle me permet de reprendre directement mon véhicule en arrivant, je prends le bus pour Beauraing pour y débuter mon étape... vers Doische ! J'ai réussi à caser mon sac à dos au pied du premier siège et petit à petit le bus se remplit au gré des détours pour ramasser les élèves étudiant à Beauraing ! Nous y arrivons 40 mn plus tard et je débarque à l'entrée de la ville pour ne pas être pris dans la cohue de ces calmes étudiants pressés de rejoindre leurs classes pour étudier ! Horreur ! En endossant mon sac à dos, je m'aperçois que la sacoche contenant mon appareil photo ne s'y trouve plus. Ça, c'est une tuile. Je peux l'avoir perdu n'importe où entre chez moi et ici : en chargeant le sac dans le mobilvouac, en le déchargeant du véhicule, en faisant les 100 pas à l'arrêt du bus ou dans le bus même! Tant pis, je ne vais pas me lamenter ou pleurer sur mon sort pendant des heures, il faudra continuer sans. Pour aujourd'hui, j'ai mon gsm, mais il faut bien l'avouer, faire des photos avec un téléphone, c'est pas vraiment mon truc ! Et me voilà parti.

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Petite étape aujourd'hui. J'avais en effet pensé passer quelques heures à Givet pour visiter la ville. J'en profite donc pour allonger un peu la distance en recherchant des petits chemins un peu plus sympathiques et moins pollués que la N40. C'est ainsi que j'ai le « plaisir » de constater que les cartes que j'utilise, et qui doivent dater du Moyen-Age du tourisme, ne sont plus vraiment à jour !
Je ressors donc l'ustensile obligatoire pour progresser dans les bois et bosquets parsemés d’embûches : la boussole.

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Pour les méchantes langues, non, je ne l'avais pas oubliée aujourd'hui. D’un autre côté, il ne s’agit pas non plus d’avoir l’œil constamment rivé sur l’aiguille, fait aussi regarder où on met les pieds. C'est ainsi que j'arrive tranquillement de nouveau sur la N40 très fréquentée qui me mène à la frontière, puis à Givet.

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Petite chope en vitesse dans un petit bistrot loin des quais et établissements pour touristes, et je continue. J'espérais pouvoir contourner le fort Charlemont par de petits chemins tranquilles, hélas, tout est bouclé. Il me faudra continuer sur la départementale.

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Après la jolie chapelle Walcourt, je trouve enfin un petit chemin sur la gauche. Mais au bout du chemin, des ronces m'empêchent d’aller plus loin. Le dernier entretien doit dater du règne de Beaudouin 1er.

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Je dois faire demi-tour, continuer sur la départementale jusqu'à l'entrée en Belgique et ensuite à nouveau longer prudemment la N40. Après le passage de la frontière, un chemin réservé aux piétons et cavaliers me mène vers un bois derrière lequel se trouve mon point d'arrivée. Un fois de plus, je dois déchanter. Des panneaux d'interdiction de passage pour cause de réserve naturelle et zone protégée m'empêchent d'aller plus loin.

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Je viens de faire près d'un kilomètre sur ce chemin sans autre possibilité d'aller ni à gauche, ni à droite, et c'est maintenant qu'ils me préviennent ! Tant pis, je passe. J'évite de justesse des ouvriers travaillant dans ce bois et ressors de la zone protégée pour rejoindre... de nouveau la N40. Décidément, ce n’est pas mon jour ! C'est avec plaisir que j'atteins la bifurcation qui me mène à Doische, mais c'est avec encore plus de plaisir que je m'arrête au bistrot qui se trouve au croisement pour y déguster deux bonnes chopes bien méritées ! Les deux kilomètres qui restent ne seront plus qu'une formalité.
Le retour au bercail se fera sans détour supplémentaire. J'avais encore un petit espoir d'y trouver mon appareil photo, au cas où il serait tombé à l'intérieur de la maison, malheureusement, il faut me rendre à l'évidence : pour les prochaines étapes, il me faudra en réactiver un dont le flash est hors d'usage, mais qui aura ainsi une seconde chance d'être utile ! Au moins, il ressemble à un appareil pour faire des photos ! C'est déjà ça !!!
La visite du fort de Charlemont, a donc eu lieu pendant mon week-end de repos après une petite marche Adeps à Jemelle. Sympathique visite de près de deux heures avec audio-guide, mais aussi avec accompagnement d’une guide. En effet, pour des raisons de sécurité, de nombreux endroits sont interdits au public car des travaux s’y déroulent. Petit regret cependant, tout comme un ancien ayant fait « ses classes » dans le Centre Commando, nous regrettons de n’avoir pas pu aller faire un tour du côté de la piste d’obstacles. Même si à mon avis, il ne doit plus y avoir grand-chose !

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Jour 5

J’arrive à Mariembourg pour l’étape que je dois débuter à Doische ! Je rejoins l’arrêt du bus qui doit m’y conduire. Il y en a trois. Je choisis logiquement celui qui va dans la direction souhaitée. Pas de chance à l’heure prévue, j’en vois un arriver un indiquant « Pas en service », qui tourne dans une rue menant au centre-ville et qui affiche à ce moment « Doische ». C’est foutu ! Le suivant est dans …. un peu moins d’un jour !!!
Je passe donc au plan B et j’effectue l’étape Mariembourg - Chimay. Je trouverai bien le moyen de revenir. Je pars en direction de Frasnes pour rejoindre Dailly, puis Boutonville.

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Là, plutôt que de suivre la N99 comme prévu, je fais un détour par Baileux et continue vers Bourlers qui, heureux hasard, abrite dans son église une belle statue de St Michel, avant de remonter vers le N-O pour arriver à Chimay.

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Deux bus plus tard (Chimay-Couvin et Couvin-Mariembourg) je récupère le mobilvouac pour retourner visiter le château de la ville.

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La première partie est expliquée par I-pad, mais c’est le prince Philippe en personne qui assure la visite du magnifique petit théâtre où fut tourné entre autres, le film « Le Maître de Musique ». Comme je suis le dernier et seul visiteur, j’ai le privilège de pouvoir assister à l’animation audio-visuelle sur l’historique du château et de la famille depuis la loge d’honneur.

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Je serai donc « prince » pendant un petit quart d’heure !
A la sortie de la loge, la princesse Elisabeth de Chimay, 91 ans et seule représentante de la noblesse belge à vivre encore dans son propre château, me fait l’honneur d’une petite conversation où elle m’explique, en parfaite public-relations, tout l’attachement qu’elle a pour son patrimoine historique et pour sa ville, ainsi que l’intérêt qu’elle tente de susciter auprès des visiteurs. Très intéressante rencontre.



Jour 6

Ca y est, je vais enfin la faire cette étape Doische – Mariembourg. Du moins, c’est ce que je pensais ! La veille, le bus m’avait superbement ignoré en me passant sous le nez de l’autre côté de la route, aujourd’hui, j’ai encore autant de chance : pas de bus du tout ! Je vérifie à deux fois… Je fais une photo… Bin oui, le dernier de la journée passe à 07:49, comme hier… Pas d’erreur. Une fois de plus, je râle. Et une fois de plus, j’utilise le plan B. J’apprendrai par la suite que grâce à cette …….. de fête de la Fédération Wallonie Bruxelles, c’est l’horaire des congés scolaires qui est d’application pour les bus !
Je file sur Chimay en voiture pour effectuer l’étape suivante : Chimay – Saint-Michel-en-Thiérache. Sortie de Chimay par de belles petites routes sympa.

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Mais malheureusement, cela ne dure pas. Hormis quelques détours volontairement choisis pour respirer un peu d’air pur, la majorité du parcours se fera de nouveau sur des grands-routes. Les pieds et les épaules tiennent le coup, même si au fil des jours, cela commence à peser de plus en plus tôt dans la journée.

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Heureusement, de chaque côté de la route, une piste cyclable me permet de la suivre sans devoir me rabattre dans les matitis chaque fois qu’un véhicule vient en face de moi. Arrivé à Macquenoise, et surtout à la buvette de la station Fina tenue par un couple bien sympathique, je change de destination et je déclare que je suis arrivé au bout de cette étape. En effet, le lendemain, pas de moyen de transport depuis la France pour revenir chercher mon véhicule. En attendant vendredi, jour de la Saint Michel, je décide donc de retourner à Mariembourg pour tenter une dernière fois de faire cette fameuse étape de Doische déjà reportée deux fois !

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Jour 7

Troisième essai. Comme les jours précédents je suis à l’arrêt de bus à Mariembourg pour cette étape qui débute à Doische. Et victoire, il arrive à l’heure, du bon côté et j’ai tout le bus pour moi seul ! Une demi-heure plus tard, je prends le départ de l’étape. Aujourd’hui, pas de chance, au départ, il pluvine !

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Je dois donc enfiler le K-way pour la première fois. Heureusement, cela ne dure pas et le soleil fait rapidement sa réapparition.
A Romerée, je pense rejoindre un petit chemin en bordure des bois. C’est un Ravel ! Une de mes hantises ! On peut nous raconter ce qu’on veut, mais ces voies de circulation sont faites uniquement pour les cyclistes et certainement pas pour les randonneurs. C’est long comme une journée sans bière, c’est triste comme jour sans vin, c’est vide comme un verre sans fond, c’est plat comme de l’eau de robinet.  Ouououh ! Que je n’aime pas ces Ravel ! 

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Après 12 kilomètres sans rien avoir aperçu ni à gauche, ni à droite, j’arrive enfin à destination. J’évacue la pression en buvant une chope au café situé en face du mobilvouac. C’est le hasard, car lorsque je suis arrivé, il faisait encore sombre ! Si, si !

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Petit achat souvenir dans un vieux petit magasin comme on n’en fait plus depuis des dizaines d’années, chez Madeleine, une gloire locale, grande défenseuse de « sa » petite chapelle Notre-Dame de la Brouffe (du nom du petit ruisseau local) et en guerre contre le mécréant qui voulait en interdire l’accès jusqu’à ce qu’un jugement donne raison à la brave Madeleine et ses amis ! On l’écouterait pendant des heures ! Revers de la médaille, elle a mis du temps à passer à l’euro. Jusqu’au jour où des accisiens ont repéré son échoppe et lui ont acheté toutes ses bouteilles de vins millésimés pour un prix dérisoire ! Aujourd’hui, ses prix ont été revus. C’est ainsi que j’achète une médaille de sa Notre-Dame, un écusson défraichi au soleil et deux cartes postales datant du Mathusalem de la photographie pour la modique somme de… 8 €  !!!! Mais bon, pas de surprise, c’était affiché et j’aime bien faire plaisir. Allez hop, on ne traîne pas. Retour à Macquenoise pour un repos bien mérité avant l’étape du lendemain. 

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Jour 8

J’ai scindé la dernière étape en deux parties parce qu’une fois arrivé à St-Michel, je n’ai aucun moyen de revenir chercher mon véhicule à Macquenoise, si ce n’est de faire du stop. Et avec mon paquetage volumineux, c’est probablement voué à l’échec. J’ai donc décidé, pour finir mon pèlerinage en beauté de passer la soirée à St-Michel, de rejoindre Macquenoise par la forêt, avant de revenir à St-Michel par un autre chemin. J’ai garé le mobilvouac le long de la départementale qui traverse la Forêt domaniale de Saint-Michel. Ce qui me vaut un réveil en sursaut en pleine nuit par la police qui vient me souhaiter une bonne nuit ! Pas de souci, après leur avoir expliqué mon cas, mais plus probablement après qu’un des agents ait vérifié mon pédigrée, ils me laissent terminer ma nuit. Au petit matin, nouveau réveil quelque peu anxiogène ! Par les phares et le bruit d’un camion de transport de grumes de bois qui s’engouffre dans le petit chemin forestier près duquel j’ai passé la nuit, en tournant à moins de deux mètres de mon véhicule. Après cela, je n’essaie même pas de me rendormir ! Je prends directement la direction du point de départ de ma dernière étape : la place de Saint-Michel.

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C’est dans la pénombre que je passe près de l’abbaye, après avoir un peu tourné en rond dans la commune, et avant que je trouve le bon chemin jusqu’à l’orée de la forêt de St-Michel que je dois traverser sur 6km.

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C’est une magnifique forêt dans laquelle subsistent une quarantaine de blockhaus construits par les français pour compléter la ligne Maginot le long de la frontière belge.

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En chemin, étonnamment, je croise de nombreux véhicules sur des chemins qui ne mènent nulle part. Bizarre ! Dans une zone dévolue à des travaux de coupes de bois, je rencontre également un gars que j’avais aperçu la veille dans le petit bistrot de Macquenoise. C’est un agent des Eaux et Forêts qui surveille ces travaux et avec qui je discute un bon moment. Il m’apprend ainsi que le terrain entouré de piquets de clôture de type militaire protégeaient un dépôt de munitions et que régulièrement, des obus sont encore retrouvés dans ce bois.

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C’est aussi avec lui que j’ai la confirmation sur les allées et venues de ces nombreux véhicules qui sillonnent les allées d’une partie de ce bois. Un équivalant du bois de Boulogne parisien, si vous voyez ce que je veux dire ! A la sortie du bois, petit arrêt à la station essence. Il est 09:30. Le patron s’apprête à me servir une chope comme d’habitude. Tel Dieu retenant le bras d’Abraham qui s’apprête à tuer son fils Isaac sur l’autel, je retiens le sien sur le bord du comptoir et lui demande humblement de me servir plutôt un café ! Bin oui ! Jamais avant 11:00 et surtout, je ne suis qu’à la moitié du chemin.
Je retourne donc vers St-Michel en faisant de nombreux détours pour visiter un peu le Parcours de Mémoire.

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Mais aussi pour traverser l’ancien dépôt de munitions dont les sentiers en tarmac sont encore à peine visibles sous les frondaisons des plantes qui ont repris leurs droits depuis le départ des militaires. J’évite ainsi les grandes allées où circule la nouvelle faune locale ! Ils m’ont déjà vu passer ce matin, s’ils me revoient une seconde fois ce midi, ils vont s’imaginer des choses… « que je ne peux vous dire, madame »… Dans le même contexte, j’évite les allées par où je suis venu, pour emprunter des chemins interdits aux véhicules à moteurs et à pédales. Deux précautions valent mieux qu’une !
Cette fois, c’est terminé. Du moins pour la partie sportive !

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Il me reste à visiter l’abbaye St Michel et le musée de la vie rurale. Pour la première, je suis un peu déçu. Il n’y a malheureusement plus grand-chose à voir depuis un grand incendie qui en 1971 en a fait une ruine.

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Il est certes encore visitable, mais il a perdu beaucoup de sa grandeur passée. Par contre, le musée qui nous raconte l’histoire des habitants de cette belle région qu’est la Thiérache, est nettement plus intéressant.

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C’est donc content de mon petit périple de 132 km (tour et détours compris !) que je rejoins la maison. Ceci dit, c’est pas encore tout à fait fini ! Reste la lessive, le nettoyage du matos, du mobilvouac et le tri des documents pour la rédaction de ce petit compte-rendu !
Salut les amis ! A +
 

20:06 Écrit par Codorando dans Marches 2017 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/09/2017

Entrainement chez les Chasseurs Ardennais

Cette marche, je l'avais prévue depuis pas mal de mois ! Agenda bloqué, téléphone sur répondeur, courrier en poste restante, sonnette de la maison débranchée, bref, personne n'aurait pu m'empêcher de mener à bien cette « mission » !
Quelle mission ?
Premier entraînement avec le paquetage pour mon pèlerinage annuel à Saint Michel !
Et pourquoi précisément cette marche ?
Bin tout simplement parce qu'il s'agit d'une Adeps qui se déroule sur le terrain d'exercices de la caserne des Chasseurs Ardennais de Marche-en-Famenne.
Tant qu'à faire prendre l'air à mon sac à dos camouflé, autant que ce soit en « territoire ami » !
J'arrive sur place vers 08:00.

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Ca, c'est de l'accueil !

Et de suite, je regrette d'être là  ! J'apprends en effet que c'est déjà la 14ème édition de cette marche, donc que j'ai raté les 13 précédentes !!! Donc, plus exactement, je regrette de n'être la que depuis cette année !
Bon sang ! On ne nous dit vraiment pas tout !

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Je me lance, tranquillement, sur le parcours des 20 km.
L'idée, c'est de tester l'équipement, d'affiner les réglages du sac à dos et surtout de voir si tout cela est encore compatible avec le « petit vieux » qui le porte !
Et il faut bien le reconnaître, cette marche est exactement ce qu'il me fallait pour me faire une idée de mes capacités physiques actuelles.
C'est un parcours réellement M.T.T. (Marcheur Tout Terrain) tant les sentiers sont variés, tant les milieux naturels sont différents, tant les situations nous changent des marches habituelles.

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Je ne sais pas où on est, mais on y est !

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On passe de terrains d'exercices en forêts, de bois en prairies, du plat à des dénivelés un peu plus raides, de terrains humides en zones nettement plus sèches... Que du bonheur !

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Le "village" de Focagne

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J'ai pas glissé Chef !

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J'ai dû m'arrêter quelques instants, le sac à dos était fatigué !

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Bon, maintenant, pour une première, c'était pas non plus tout rose et violette !
Un point de côté qui ne m'a pas quitté les dix derniers kilomètres m'a certainement empêché de profiter pleinement du plaisir d'être là.
Mais bon, faut faire avec ! Et je dois bien l'avouer, il a disparu comme par enchantement après la première chope à l'arrivée !
Comme quoi, en mordant un peu sur sa chique, tout s'arrange par la suite !

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Bilan de la journée : 22 km, de nombreuses photos, 16 kg sur le dos, 5 heures 30 toutes pauses comprises. Il n'est pas encore temps de se plaindre !
J'espère faire encore pire à l'avenir ! :-)
Petit bonus du jour pour les participants, des baptêmes en hélico sont tirés au sort à trois reprises dans l'après-midi sur base des tickets de participation à la marche ! Ayant déjà eu le plaisir de tester le moyen de locomotion il y a ... euh... quelques années..., je préfère laisser une chance à quelqu'un d'autre ! D'autant plus qu'il m'aurait fallu attendre quelques heures à la buvette avant le tour suivant ! :-)

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En tout cas, en cette fin de journée, sans parti pris et à pieds reposés, je dois dire que cela a été une de mes plus belles marches Adeps de l'année.

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15:59 Écrit par Codorando dans Marches 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/05/2017

ELSENBORN 2017

Ce dimanche, je prends la direction du nord-est du pays, là où la température moyenne annuelle est de 5 à 8° : le plateau des Hautes-Fagnes et plus précisément, Elsenborn, bien connu des militaires, anciens miliciens ou nouveaux d'active.
En effet, le camp invite, comme chaque année, la population à parcourir les terrains de manœuvres et les champs de tir.
En allant vers le parking mis à notre disposition, j'aperçois un panneau « Musée »
En raison des événements, celui-ci était fermé les autres années. Aurais-je plus de chance cette fois ?
Inscription. Petit kawoua habituel. Et me voilà parti sur les chemins qui traversent le camp dans tous les sens.

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Beaucoup de monde ! Ce n'est en effet pas courant de pouvoir arpenter ces chemins habituellement interdits au public.

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Ce n'est qu'après le premier contrôle, sur la boucle réservée au marcheurs du 20 km, que je profiterai pleinement du calme et de la beauté de certains endroits. Il faut dire que par moments, on ne sait pas si on est encore en terrain militaire ou déjà dans la réserve naturelle qui lui est contiguë. Pas un bruit, si ce n'est de temps en temps le son d'une cloche dans le lointain qui me fait directement penser aux voyageurs égarés de temps plus anciens et qui, grâce à cela, pouvaient rejoindre des villages, surtout l'hiver où c'est un des endroits les plus enneigés de Belgique.

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Pas une voiture, pas un vélo pendant 20 km ! Le rêve !
Le seul véhicule que je verrai, c'est celui de la sécurité. Je n'ai rencontré personne depuis une heure, je prends donc un peu de temps pour discuter avec le responsable qui m'informe qu'il est nécessaire de veiller à ne pas s'écarter des chemins parfaitement balisés et que c'est dommage de ne pas avoir de matériel photographique me permettant d'utiliser un téléobjectif, car de l'autre côté de l'endroit où nous nous dirigeons, le gibier est nombreux et certainement moins farouche qu'ici ! Je me serais personnellement contenté d'une bonne paire de jumelles !

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Après le second passage au contrôle, l'affluence des marches habituelles reprend son cours.

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Le château d'eau proche de la caserne est en vue, au bout d'une longue ligne droite en béton, mais cette partie de l'itinéraire est une possibilité pour les gens à mobilité réduite ou avec des poussettes de rejoindre sans encombres l'arrivée. Les autres accèdent à l'arrivée par des chemins un peu plus chaotiques empruntés habituellement par les véhicules blindés à l'entraînement avant de rejoindre leurs pas de tir !
Avant d'aller me désaltérer, passage par le mobilvouac pour me changer !

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Les deux chopes qui suivent sont les bienvenues !
Vient ensuite la visite du « Truschbaum Museum » ! Il est ouvert ! La visite est libre, mais du personnel militaire est à disposition pour les renseignements complémentaires.

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A l'étage inférieur, quelques pièces nous en apprennent un peu plus sur la faune et la flore du terrain d'exercices et du biotope du parc naturel.

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C'est avec cette belle visite que je termine ma journée en Hautes-Fagnes.
Ne la ratez pas l'année prochaine... tant que c'est encore possible !
Je me suis en effet laissé dire que des hollandais et des allemands étaient déjà sur les listes concernant la désintégration de ce qui reste de notre armée belge en ce qui concerne l'achat du terrain à des fins privées !
Pfff ! Décidément, avec l'aide intéressée de nos politiciens, ces rapaces touristiques n'ont pas fini de tout monopoliser !

Allez, je vous laisse sur ce point de réflexion peu réjouissant qui ternit un peu cette excellente journée !

15:33 Écrit par Codorando dans Marches 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marche elsenborn |  Facebook |

24/04/2017

En visite chez les Blancs-Moussis

Faut bien avouer que le choix des marches n'est pas très grand ce samedi.
Je porte donc mon dévolu sur la plus proche : la 39ème Grande Marche internationale à Stavelot avec au programme 42, 30, 21, 12, 7 et 4 km.
Bon, n'étant pas là pour battre des records, je me contenterai du parcours de 21 km, ce qui me laissera mon après-midi pour visiter quelques musées !
Je prends mon petit café habituel lorsque ma surprise est grande d'être interpellé par Anne-Marie, la secrétaire de Mont-Marche-Tournai et excellente marcheuse de longue distances ayant fait « Compostelle ». Elle est accompagnée de deux autres membres de mon ancien club, dont mon ancien chef Christian qui semble lui aussi être excellent sur les grands trajets !
J'apprends ainsi que le reste de la troupe devrait arriver en car le lendemain ! Pas de chance, j'aurais dû vérifier l'agenda du club.
Nous partons donc ensemble tranquillement par de beaux petits chemins vers le nord, en direction de Francorchamps.

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Personnellement, je comprends rapidement que ça va pas être une sinécure. J'ai délaissé la paire de bottines mises hors-service la semaine passée pour chausser celle avec laquelle j'avais déjà eu quelques soucis, mais que j'utilisais pour mes travaux dans le jardin ! Rapidement, je ressens aux deux talons la douleur caractéristique de la peau qui s'est décollée à l'endroit des coutures intérieures du talon de la chaussure.
Les soucis d'avant seront donc malheureusement encore les soucis du jour !
A des kilomètres à la ronde, on ne voit pas le circuit, mais on sait qu'il est là. Cette fois on a droit pendant des heures au vrombissements des moteurs du TCR Trophy Belgium ! J'ai eu beau chercher (un peu, il faut bien l'avouer!) je sais toujours pas ce que c'est !
Moi qui aime bien le calme en forêt, je suis servi !

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Arrivés au contrôle des 21, 30 et 42 km, je me sépare de mes amis tournaisiens qui continuent sur le 30 en leur promettant de les attendre à l'arrivée. Je redescends donc vers le sud avec toujours en fond sonore le bruits bolides de course !

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Mes pieds me font souffrir un peu dans les chemins ravinés par le matériel des bûcherons sur lesquels il faut faire attention où on met les pieds. Faut dire que je n'avais rien à faire là. J'ai tourné à gauche à un petit carrefour alors qu'il fallait continuer tout droit ! Première erreur !
Après être revenu sur mes pas, je rattrape en doublant la cadence.

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Ceci dit, je me suis rapidement aperçu que j'avais moins mal aux pieds en courant ! Je ne m'en prive donc pas et continue ainsi jusqu'à la fin du parcours.
Et c'est ainsi qu'une fois de plus, je me paie quelques centaines de mètres de « ballon » ! Je rate en effet une bifurcation devant laquelle une brave dame attendait ses amies !
Heureusement, lors d'une faible apparition du soleil, je m'aperçois que je continue dans le sens opposé de celui où je suis sensé aller !
Le ravel jusque Stavelot est la dernière épreuve pour moi ! C'est long, mais alors long... !!!
Mon Dieu que je n'aime pas ça ! Même en courant et même si quelques photos viennent un peu agrémenter cette monotonie visuelle.

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J'arrive donc vers 12:30 à la salle ! Comme je ne compte pas sur l'arrivée de mes amis avant 14:00, j'ai le temps de me changer et d'aller visiter l'exposition sur les Templiers à l'Abbaye de Stavelot ! Petite expo, mais intéressante !

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Retour à la salle où je me paie quelques chopes en attendant les amis !
14:30, toujours personne. Tant pis ! J'ai un semblant d'horaire ainsi qu'un taux d’alcoolémie à respecter, il faut que j'y aille !
Direction Salm-le-Château et le musée du coticule : la pierre à aiguiser ! Comme il n'est pas ouvert toute l'année, je profite des premiers jours d'ouverture ! Bon, un peu cher quand même. Surtout le morceau de roche récupéré dans le tas de « cailloux » et qui me coûte 5 € ! J'aurais acheté une pierre polie que j'aurais martelé pour la rendre un peu plus brute, cela m'aurait coûté moins cher !:-)
Surtout que je pensais que le gars m'en faisait cadeau !!! :-)

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C'est donc sur cette bonne petite visite que je termine la journée !

Comme je l'avais prévu au début du parcours, mes talons ont souffert un peu.
Pas de marche ce dimanche !

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Je retourne donc sur Stavelot pour saluer comme promis les amis de Mont-Marche-Tournai.

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Une fois de plus, mes visites prévues ne se déroulent pas comme je l'espère. Le trésor de l'église St Sébastien n'est visible que cet après-midi ainsi qu'un autre musée des environs dont j'aurais certainement le plaisir de vous parler bientôt.

En attendant, bonne semaine les gens !
Et pour les amis qui s'imaginent que je n'achète que de la bière...

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10:30 Écrit par Codorando dans Marches 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2017

Petite Adeps à Burnontige

Lundi 17/04/17

06:30... Je pars pour Burnontige, petite commune près de Ferrières, au sud de la province de Liège, pour une petite marche Adeps de 20 km
A mon arrivée, il commence à pleuvoir ! Heureusement j'avais prévu le coup et j'ai pris des vêtements et des chaussures de rechange. D'autant plus que je ne rentre pas de suite après la marche, j'ai prévu quelques escales touristiques.
Un bon point pour les organisateurs : nous recevons un itinéraire de la marche avec au verso quelques commentaires sur les lieu-dits et autres points remarquables que nous rencontrerons sur le chemin. Heureusement, je prends maintenant la précaution d'emmener une pochette en plastique A4 pour y glisser les cartes.
Le monument aux résistants est inratable. C'est à cet endroit que trois jeunes gens furent exécutés par les allemands en septembre 44.

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Un peu plus loin, une flèche d'itinéraire est arrachée. Je crains le pire pour la suite, mais heureusement il n'en sera rien.

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Autre endroit intéressant, le pouhon du Fays. Autre bon point pour les organisateurs, c'est indiqué ! J'apprends ainsi qu'un pouhon est une source minérale ferrugineuse naturellement gazeuse.
Au vu de cette eau croupie, je me demande comment un habitant de la région mort à 102 ans a pu attribuer sa longévité à cette source !

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En ce qui me concerne, cette eau ferrugineuse... Non.
Mais je dirais vraiment oui à un verre d'alcool, car je vous assure qu'avec cette pluie qui ne cesse de tomber, parfois en véritables averses, et le vent qui accentue encore le froid, il fait vraiment glacial ! J'ai les mains engelées.
Le passage par l'église St Antoine arrive donc à point pour une petite visite.
D'autant plus qu'elle est chauffée.

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Les explications fournies m'expliquent qu'elle a été érigée en cet endroit par deux bûcherons (ou un jeune berger, selon les différentes légendes) qui s'étant perdus dans ces bois invoquèrent St Antoine pour retrouver leur chemin. Exaucés, les habitants prennent cette chapelle en charge depuis 1658.
Un peu plus loin, le centre de la Croix-Rouge prend lui en charge des demandeurs d'asile. Passons.
Nous quittons ensuite la route pour retourner dans le bois... de St Antoine ! Logique !

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Nous prenons ensuite la direction de Harre et d'une autre curiosité touristique, « li creux d'fièr », que vous n'aurez aucun mal à traduire. Il s'agit en effet d'une croix de fer du XVIème siècle qui a été dressée en 1954 au sommet d'un monticule de pierre abritant une statue de la Vierge (volée depuis).

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Longue descente dans les bois avant bien sûr une interminable montée, suivie d'une nouvelle descente où je passe en cadence speed-march, comme dans les descentes précédentes.
Dernier petit arrêt pour une photo du lieu-dit « Les Grosses Pierres ». Un nom tout trouvé pour ces rochers de quartzites des crêtes schisto-gréseuses du Siegenien, appartenant au « Massif de Stavelot » dans la zone anticlinale des Ardennes ! Je vous fais grâce des détails. Si vous n'avez pas tout compris, rassurez-vous, moi non plus !

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Je termine les quelques centaines de mètres qu'il reste en compagnie d'un ancien du 2 Commando, inscrit à l'Amicale de Liège qui avait entamé la conversation après avoir reconnu « ma cadence de combat » ! A mon avis, le K-Way camouflé et mon sac à dos (le petit) orné d'un patch de l'ANPCV n'ont pas dû être étrangers à sa déduction !
Nous taillons une bavette tranquillement jusqu'à l'arrivée où je le quitte pour aller me changer. Je pensais boire un pot en sa compagnie au retour, hélas, je ne le reverrai pas. Faut dire qu'en fin de parcours, tout en discutant, ce qui souvent amoindrit notre attention sur l'endroit où on met les pieds, mon co-équipier, bâti comme une armoire à glace, s'était pris LA gamelle du jour. J'espère que son départ précipité n'est pas dû à cette chute malencontreuse.
C'est donc seul que je déguste la régionale du jour, dénommée à la buvette la «Saint-Antoine»....

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Ensuite direction Ferrières pour une visite du Musée des Jouets. Il est 12:45 et le musée n'ouvre qu'à 14:30.
Que faire en attendant ? Aller en boire une au bistrot le plus proche ? Raté !
Je file vers Vieuxville où j'avais prévu de me rendre de toutes façons pour y visiter le musée et le château-fort de Logne. Le temps est presque devenu estival.
Visites très intéressantes !

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Avec une nouvelle petite surprise. Ayant aperçu mon mobilvouac sur le parking de la ferme musée, un habitant du coin vient à ma rencontre. Il s'agit de nouveau d'un membre de la régionale Para-Commando de Liège qui m'explique entre autres choses, que le château, avant qu'il ne soit restauré, avait servi à des exercices d'interrogatoires de prisonniers et d'évasion.
Le Raid de Logne est en effet bien connu des anciens Para-Commandos.  
Décidément, le monde est petit ! Faut dire aussi que si j'ai laissé le grand auto-collant de mon amicale de Mouscron sur le véhicule après avoir quitté la province de Hainaut pour celle du Luxembourg, c'est bien pour cette raison !


Le musée...

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Et le château...

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Visites d'autant plus intéressantes qu'il est près de 17:00 lorsque je me rends à la brasserie du Domaine de Palogne, au pied du château pour y déguster une autre bière que je ne connaissais pas (forcément, c'est une américaine!) avant de prendre le chemin du retour. Le musée du jouet de Ferrières, ce sera pour une autre fois.

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Encore une bonne journée sportivo-éducative à mon actif.
A la prochaine.

16:37 Écrit par Codorando dans Marches 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |